Le quotidien Libération lève le voile ce lundi sur les dessous d’une enquête vertigineuse menée par la Section de Recherches. Entre célébrités déchues, réseaux clandestins et péril sanitaire, le récit d’une dérive qui secoue la capitale.
C’est un titre qui claque comme un verdict avant l’heure. En barrant sa Une d’un laconique mais puissant « Une sordide affaire », le journal Libération plonge ses lecteurs dans les méandres d’un dossier où le glamour des plateaux télévisés vient s’échouer sur le rivage de la déchéance judiciaire.
Des aveux qui glacent le sang
Selon les révélations du quotidien, l’enquête de la Gendarmerie de Keur Massar a mis au jour un réseau d’une complexité insoupçonnée. Les auditions de ce week-end ont été, d’après le journal, le théâtre de révélations « insoutenables ». L’animateur star Pape Cheikh Diallo et le chanteur Djiby Dramé, deux figures majeures du paysage médiatique sénégalais, ont été confrontés à des preuves techniques accablantes issues de l’exploitation de téléphones portables.
Libération précise que les mis en cause auraient, lors de leur garde à vue, reconnu leur participation à des rencontres organisées via des groupes WhatsApp fermés. Mais au-delà des actes reprochés, c’est la dimension « volontaire » de la mise en danger d’autrui qui donne à cette affaire son caractère « sordide ».
La « Bombe » sanitaire
Le journal ne prend pas de gants pour décrire la réalité médicale du dossier. Sur les 12 personnes présentées au parquet ce matin, 8 sont porteuses du virus du VIH. L’article détaille le mode opératoire de certains membres du réseau qui, en toute connaissance de cause, auraient multiplié les partenaires sans protection, transformant des soirées privées en foyers de propagation virale.
« On ne parle plus seulement de mœurs, mais de sécurité publique », confie une source judiciaire dans les colonnes du quotidien.
Le déferrement de tous les dangers
Pour Libération, cette affaire marque un tournant. Elle n’est pas seulement le procès de deux célébrités, mais celui d’une certaine face cachée de la vie dakaroise, où l’impunité numérique a longtemps servi de bouclier à des comportements criminels.





