L’enquête sur le réseau de Keur Massar franchit une nouvelle étape décisive ce dimanche. Après l’annonce de l’interpellation de 12 personnes, les détails des auditions de l’artiste Djiby Dramé jettent une lumière crue sur les ramifications de cette affaire qui secoue le Sénégal.
Le téléphone de Djiby Dramé : La « boîte de Pandore »
Cité initialement par un certain Mamadou Gningue comme étant son amant, le chanteur Djiby Dramé a été appréhendé par les hommes de la Brigade de Recherches de Keur Massar. Selon les sources de Seneweb, l’exploitation technique de son téléphone portable a été fatale pour le reste du groupe.
C’est cette analyse numérique qui aurait permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à Doudou Lamine Dieng, lequel aurait, à son tour, dénoncé l’animateur vedette Pape Cheikh Diallo.
Un passé traumatique pour justifier les faits
Face aux enquêteurs, l’artiste de 44 ans ne se serait pas dérobé. Djiby Dramé est passé aux aveux, mais a tenu à apporter une explication à son parcours de vie. Selon les informations exclusives de Mor Mbaye Cissé, le chanteur aurait confié avoir été victime d’abus sexuels durant son enfance, un traumatisme qu’il présente comme l’origine de ses inclinaisons actuelles.
Des témoignages croisés
Au-delà de son propre cas, Djiby Dramé aurait également apporté de l’eau au moulin des enquêteurs concernant les autres suspects. Il aurait confirmé la relation étroite entre Pape Cheikh Diallo et Doudou Lamine Dieng, consolidant ainsi les charges d’association de malfaiteurs et d’actes contre nature qui pèsent sur le groupe.
Schéma des interpellations (selon l’enquête de la Gendarmerie)
| Suspect | Rôle présumé / Action | Statut de l’audition |
| Mamadou Gningue | Premier suspect identifié | A dénoncé Djiby Dramé |
| Djiby Dramé | Chanteur (44 ans) | Aveux (évoque des abus durant l’enfance) |
| Doudou Lamine Dieng | Employé de banque | Interpellé via le téléphone de Dramé |
| Pape Cheikh Diallo | Animateur TV | Dénoncé par Dieng ; Aveux rapportés |
Rappel des risques judiciaires
Avec le déferrement prévu demain lundi devant le procureur Saliou Dicko, la question de la santé publique reste prioritaire. Huit membres du groupe étant porteurs du VIH, la justice devra trancher sur la responsabilité pénale de chacun dans la propagation du virus au sein de ce cercle.
Note : Ces informations, bien que provenant d’une source journalistique identifiée, font partie d’une procédure d’instruction. La défense des mis en cause n’a pas encore officiellement réagi à ces fuites de procès-verbaux.





