Par la Rédaction (Basé sur les révélations de Mor Mbaye Cissé, Seneweb)
Le milieu médiatique et culturel sénégalais est sous le choc. Ce dimanche, l’affaire dite du « réseau de Keur Massar » prend une tournure dramatique après les dernières révélations sur les auditions menées par la Brigade de Recherches de la Gendarmerie.
Le démantèlement d’un réseau complexe
Tout commence par une opération ciblée de la gendarmerie dans la zone de Keur Massar, aboutissant à l’interpellation de 12 individus. Si l’affaire portait initialement sur des soupçons de pratiques homosexuelles (actes contre nature), les résultats des rapports médicaux ont ajouté une couche de gravité exceptionnelle : huit des suspects ont été testés positifs au VIH.
Des preuves numériques accablantes
Selon l’enquête fouillée de notre confrère Mor Mbaye Cissé, c’est l’expertise technique des téléphones portables saisis qui a fait basculer le dossier. Les enquêteurs y auraient découvert des fichiers audio compromettants impliquant directement l’animateur vedette Pape Cheikh Diallo et le chanteur Djiby Dramé.
« C’est une habitude chez moi » : Les aveux de l’animateur
Confronté à ces éléments lors de son premier interrogatoire, Pape Cheikh Diallo n’aurait pas cherché à nier. Selon les sources de Seneweb, il aurait reconnu les faits avec une sincérité désarmante, invoquant une dépendance comportementale :
« Je le fais indépendamment de ma volonté parce que c’est une habitude chez moi. Je ne peux plus m’en départir », aurait-il déclaré aux gendarmes.
Le chanteur Djiby Dramé, également entendu, aurait corroboré certaines informations en évoquant l’existence d’un couple formé par l’animateur et un cadre du secteur bancaire, identifié sous le nom de Doudou Lamine Dieng.
Vers un lundi décisif au parquet de Pikine-Guédiawaye
Les charges retenues contre les 12 suspects sont d’une lourdeur rare :
- Association de malfaiteurs ;
- Acte contre nature ;
- Transmission volontaire du VIH/Sida par rapports non protégés ;
- Mise en danger de la vie d’autrui.
Actuellement en garde à vue, les mis en cause devraient vivre leurs dernières heures en cellule de gendarmerie avant leur face-à-face, prévu ce lundi, avec le procureur Saliou Dicko. Ce dernier devra décider de l’ouverture d’une information judiciaire ou d’un mandat de dépôt immédiat.
Note de la rédaction : En dépit de la précision des éléments rapportés par Seneweb, il est important de rappeler que la présomption d’innocence reste la règle tant qu’un tribunal ne s’est pas prononcé.





