Le maire de Dakar, Abass Fall, a tenu à répondre fermement aux propos du ministre de l’Environnement, Dr Abdourahmane Diouf, qui appelait récemment à éviter une « justice des vainqueurs » et à préserver l’unité nationale. Dans un texte largement relayé sur les réseaux sociaux, l’édile dakarois a dénoncé les « leçons de morale » de celui qu’il considère comme un allié tardif du régime de Bassirou Diomaye Faye.
« L’histoire me donne raison », a lancé Abass Fall, affirmant avoir refusé de participer aux négociations visant à faire rejoindre Dr Diouf à la coalition Diomaye 2024. Selon lui, « ce même monsieur » doutait jadis de la candidature du président Faye et avait proféré des accusations « voilées » contre le parti Pastef lors du prétendu attentat de Yarakh.
Le maire estime que les propos de Dr Diouf sur la justice sont « discourtois et inintelligents », soulignant que « nous réclamons la justice tout court, pas une justice des vainqueurs ». Il a également mis en garde contre les discours susceptibles de « saper l’unité du parti » et d’entretenir des divisions au sein de la coalition au pouvoir.
« Oui, le Président Diomaye prendra ses responsabilités, en ne laissant jamais des gens comme toi détruire l’unité de notre parti », a martelé Abass Fall, avant de rendre hommage aux alliés « loyaux et historiques » comme Moustapha Guirassy, Yaye Aïda Mbodj, Déthié Fall, Cheikh Tidiane Dièye et Malick Gakou.
Sur une note plus symbolique, il a tenu à réaffirmer la solidité du lien entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko : « Entre les deux, il y a toute une philosophie de l’amitié et de la considération. Vous dansez plus vite que la musique et vous vous perdez dans les sonorités. »
Abass Fall conclut en appelant à se concentrer sur les priorités de la coalition : « Calmez-vous profitards ! Focus sur le 8 novembre inchaAllah. C’était juste une parenthèse. »
Contexte :
Quelques heures plus tôt, le ministre de l’Environnement, Dr Abdourahmane Diouf, avait rappelé que le président Bassirou Diomaye Faye « n’est pas le président d’un parti, mais celui de toute la République ». Il avait invité à « dépasser la haine » et à œuvrer pour la réconciliation nationale, tout en mettant en garde contre l’usage de la justice à des fins politiques.





