DAKAR – Le 24 février a été le témoin d’événements marquants dans l’histoire du Sénégal, du lancement récent du New Deal Technologique par le Président Diomaye aux victoires électorales historiques, en passant par des figures pionnières de la médecine et de l’armée coloniale. Retour sur ces dates qui ont jalonné l’histoire nationale.
2025 : Lancement du New Deal Technologique
Le Président Bassirou Diomaye Faye a lancé au CICAD de Diamniadio le New Deal Technologique, un programme ambitieux d’investissement de 1 105 milliards de FCFA pour une révolution numérique couvrant la période 2025-2034.
Les objectifs du programme
Ce projet de décennie vise trois axes majeurs :
Réorganisation administrative : Repenser l’organisation et le fonctionnement de l’administration pour la rendre plus efficace et réactive aux besoins des citoyens.
Digitalisation des services publics : Accélérer la transformation numérique des services publics pour faciliter l’accès des populations aux prestations administratives.
Économie numérique : Impulser une dynamique forte autour de l’économie numérique pour créer des emplois et positionner le Sénégal comme hub technologique régional.
Ce programme s’inscrit dans la vision de transformation profonde portée par le nouveau régime depuis son arrivée au pouvoir.
2019 : Macky Sall réélu au premier tour
Macky Sall, candidat de l’Alliance Pour la République (APR) et président sortant, a remporté l’élection présidentielle au premier tour avec 58,26% des suffrages exprimés.
Les résultats détaillés
Cette victoire confortable s’est faite devant :
- Idrissa Seck (Rewmi) : 20,51%
- Ousmane Sonko (Pastef) : 15,67%
- El Hadji Issa Sall (PUR) : 4,07%
- Madické Niang (dissident PDS) : 1,48%
Cette élection marquait le retour de Sonko sur la scène politique nationale avec un score remarqué de plus de 15%, préfigurant son ascension dans les années suivantes. Sept ans plus tard, il deviendra Premier ministre sous la présidence de Diomaye.
1998 : Prix Louise Michel pour Abdou Diouf
Cérémonie prestigieuse au Palais de l’Élysée à Paris où, en présence du Président français Jacques Chirac, le prix Louise Michel a été remis au Président Abdou Diouf.
Ce prix décerné par le Centre d’Études Politiques et de Société (CEPS) récompensait une personnalité du monde pour « les vertus de dialogue, de démocratie, de développement et de paix ».
Cette distinction internationale reconnaissait le rôle du Président Diouf dans la promotion de la démocratie et du dialogue en Afrique, ainsi que son engagement pour le développement et la paix sur le continent.
1997 : Décès du Professeur Papa Koaté
Le Sénégal a perdu à l’âge de 75 ans le Professeur Papa Koaté, figure emblématique de la médecine africaine. Sorti de l’École de Médecine de Dakar en 1946, il avait reçu une formation en cardiologie en France.
Le pionnier de la cardiologie africaine
À son retour au Sénégal à la fin des années 1950, il est devenu le pionnier de la cardiologie en Afrique subsaharienne francophone. Le natif de Saint-Louis a été l’initiateur, en 1981, de l’une des premières écoles formant des cardiologues en Afrique.
Son héritage demeure considérable : il a formé plusieurs générations de cardiologues africains et a contribué à l’autonomisation du continent dans ce domaine médical crucial. Sa mort, survenue le 24 février 1997, met fin à une carrière exceptionnelle au service de la santé africaine.
Note : Les éphémérides du 21 février indiquaient sa naissance en 1922, ce qui confirme son âge de 75 ans au moment de son décès.
1984 : Inauguration de la station touristique de Saly-Portudal
Le Président Abdou Diouf a inauguré la station touristique balnéaire de Saly-Portudal, située sur la Petite Côte au sud de Dakar.
Le plus grand centre touristique d’Afrique de l’Ouest
Avec ses 17 hôtels et ses 33 résidences pour un total de 10 000 lits, Saly est devenu le plus grand centre touristique de l’Afrique de l’Ouest à la fin des années 1980.
Cette infrastructure majeure a positionné le Sénégal comme une destination touristique de premier plan en Afrique, attirant des visiteurs du monde entier grâce à ses plages, son climat et ses infrastructures de qualité. Aujourd’hui encore, Saly demeure l’une des principales destinations balnéaires du pays.
1967 : Loi d’amnistie
Promulgation d’une loi autorisant l’amnistie de certaines infractions pendant un délai de 6 mois à compter de la date de promulgation.
Les bénéficiaires
Cette mesure de clémence visait particulièrement les délinquants poursuivis ou condamnés pour :
- Des infractions portant atteinte à un intérêt politique de l’État
- Des atteintes à un droit politique des citoyens
- Les infractions connexes
Cette loi d’amnistie s’inscrivait dans une période de consolidation de l’indépendance et de construction de l’unité nationale, où le pouvoir cherchait à apaiser les tensions politiques en intégrant certains opposants.
1955 : Décès d’El Hadj Rawane Ngom
Rappel à Dieu à Fass Ngom, à l’âge de 96 ans, du Guide religieux El Hadj Rawane Ngom, érudit de l’Islam, ami d’enfance et Muqaddam d’El Hadj Malick Sy.
Propagateur de la Tidjaniya
Il a contribué largement à faire connaître la Tidjaniya au Sénégal, notamment dans le Baol et dans le nord du pays. Son action a été déterminante dans l’expansion de cette confrérie qui compte aujourd’hui des millions d’adeptes au Sénégal.
Il a été inhumé à Mpal, lieu qui deviendra un important centre religieux de la Tidjaniya au Sénégal.
1902 : Décès du Capitaine Mamadou Racine Sy
Décès à Kita (Soudan français, actuel Mali) à l’âge de 59 ans du capitaine Mamadou Racine Sy, le premier Africain nommé à ce grade de l’infanterie de marine coloniale française.
Un parcours exceptionnel
Né à Souïma (Podor), il a été commandant des postes de :
- Nyamina (1889)
- Goumbo (1896)
Ces postes stratégiques au Soudan français témoignent de la confiance que lui accordait l’administration coloniale.
Décès en mission
Il est décédé au cours d’une mission de recrutement pour la construction du rail que lui avait confiée le Gouverneur général de l’Afrique Occidentale Française (AOF) en raison de son prestige et de son influence auprès des populations locales.
Son grade de capitaine, exceptionnel pour un Africain à cette époque, témoigne de ses qualités militaires reconnues, même si son rôle s’inscrivait dans le cadre du système colonial.





