Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est exprimé ce lundi après-midi à l’occasion de la réception officielle du rapport du Dialogue national. Dans une déclaration très attendue, il a abordé plusieurs sujets d’actualité, dont la récente sortie polémique de son Premier ministre et camarade de parti, Ousmane Sonko.
Un appel à l’unité et à la responsabilité
Face à la tension perceptible au sein de la mouvance présidentielle, le chef de l’État a opté pour l’apaisement et la lucidité. « Nous avons hérité d’un pays dans une situation économique très difficile », a-t-il rappelé d’entrée. Pour lui, l’urgence est ailleurs : « Nous avons besoin de réconcilier le pays. La paix doit régner. »
Justice et cohérence
Conscient des attentes des Sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de préserver l’indépendance de la justice, un combat qu’il dit avoir lui-même mené :
« J’ai passé 11 mois en prison pour dénoncer les failles du système judiciaire. Si je viens au pouvoir et que je reproduis les mêmes erreurs, les Sénégalais vont nous tourner le dos. »
Pas de rupture avec Sonko
Balayant toute rumeur de fracture entre lui et Ousmane Sonko, le président a été clair :
« Je n’ai aucun problème avec Ousmane Sonko, c’est mon ami. »
Il a par ailleurs lancé un appel à leur formation politique, PASTEF :
« J’appelle à ce que notre entité travaille dans le sens de l’intérêt général. »
Un discours de chef d’État
En prônant l’apaisement, la cohésion et la rigueur institutionnelle, le président Diomaye Faye a affiché une posture de chef d’État soucieux de répondre aux préoccupations des populations, au-delà des polémiques politiques internes. Un message fort, dans un contexte où l’opinion attend des actes concrets face aux défis économiques, sociaux et institutionnels du pays.

