La mort de Bassirou Diop, garde du corps de Barthélemy Dias, survenue en détention à la prison de Saint-Louis, continue de susciter une vive controverse. Ce lundi, sa dépouille a été transférée à la morgue de l’Hôpital Général Idrissa Pouye (ex-CTO) de Grand-Yoff à Dakar pour une autopsie. Cette procédure vise à faire la lumière sur les circonstances du décès, qui alimente de nombreux débats.
Des accusations de mauvais traitements
L’avocat Me El Hadj Diouf, défenseur des 80 agents de sécurité de Barthélemy Dias et de la coalition Sàmm Sa Kaddu arrêtés après les violents affrontements à Saint-Louis durant la campagne des législatives, dénonce fermement les conditions de détention de son client décédé.
« Bassirou Diop a été victime d’un mauvais traitement en prison », a-t-il déclaré sur les ondes de la RFM.
Selon lui, l’autopsie devrait permettre de déterminer les responsabilités et d’identifier les éventuels coupables :
« Il faut mener une enquête exhaustive pour sanctionner ceux qui ont traité ces gardes du corps comme des animaux. »
Des conditions de détention inquiétantes
Me Diouf a également tiré la sonnette d’alarme sur l’état de santé des autres prévenus toujours en détention. Il affirme que certains d’entre eux sont gravement affaiblis :
« Ils me disent qu’ils ne reçoivent que des piqûres et qu’on ne les emmène pas à l’hôpital. »
Ces déclarations viennent renforcer les critiques sur les conditions de détention dans certaines prisons sénégalaises, particulièrement dans le contexte politique tendu entourant les affrontements de Saint-Louis.
Une enquête attendue
Le décès de Bassirou Diop et les accusations portées par sa défense placent les autorités sous pression. L’autopsie devrait fournir des éléments essentiels pour éclaircir cette affaire, qui pourrait déboucher sur des poursuites judiciaires si des fautes sont confirmées.
En attendant les résultats, cette affaire demeure au cœur des préoccupations, et ses implications risquent de prolonger la tension déjà palpable dans l’arène politique sénégalaise.

