Le 17 novembre 2024, les Sénégalais ont élu leurs 165 députés pour les cinq prochaines années. Avec 130 sièges, Pastef sort largement vainqueur. Ousmane Sonko, leader du parti, est face à un choix crucial : briguer la présidence de l’Assemblée nationale ou rester à la primature. Ce dilemme stratégique fait déjà couler beaucoup d’encre, notamment avec l’ouverture de la session parlementaire prévue le 2 décembre.
Les défis d’une décision politique
Sonko est au cœur des débats, son leadership ayant été déterminant dans cette victoire. Certains, comme Alioune Tine, plaident pour qu’il devienne président de l’Assemblée, tandis que d’autres, à l’instar de Momar Dieng, estiment qu’il doit rester à la primature pour superviser directement l’exécution du Projet. Ce choix stratégique aura des répercussions sur la gestion future du pays.
Des prétendants potentiels au perchoir
Si Sonko décide de ne pas se présenter, plusieurs noms émergent. Parmi eux, El Malick Ndiaye, ministre des Infrastructures, pourrait devenir le plus jeune président de l’Assemblée. À 41 ans, il incarne la nouvelle génération et a déjà prouvé son influence en remportant le département de Linguère. Un autre prétendant sérieux est Ayib Daffé, ancien président du groupe parlementaire Yewwi Askan Wi, dont l’expérience et l’expertise juridique sont reconnues.
Le doyen Alla Kane en réserve
Enfin, Alla Kane, 87 ans, pourrait également prétendre au poste. Ancien inspecteur des impôts et membre fondateur de Magui Pastef, son expérience politique de plus de 70 ans en fait un candidat crédible. Son engagement depuis l’époque du PAI et sa proximité avec Sonko font de lui un sérieux prétendant. Le choix final sera crucial pour l’avenir institutionnel du Sénégal.




