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Mort de Raïssi : le régime des ayatollahs va rester en place

Mort de Raïssi : le régime des ayatollahs va rester en place

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La situation en Iran est suivie de près en Israël où les relations avec Téhéran sont extrêmement tendues, dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza. Acteur majeur au Moyen-Orient, l’Iran se place même comme un leader dans le soutien apporté au Hamas et à la cause palestinienne. Les premières réactions sont extrêmement prudentes.

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En Israël, à ce stade, c’est silence radio ; il n’y a pas encore de réaction officielle. Mais des sources politiques anonymes citées par les médias soulignent qu’Israël n’est en rien impliqué dans l’accident d’hélicoptère qui a coûté la vie au président iranien et à son ministre des Affaires étrangères, souligne notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. Il faut rappeler que la tension entre les deux pays a failli s’embraser à plusieurs reprises ces dernières semaines lorsque l’Iran a lancé contre Israël, une vaste attaque de drones et de missiles dont la plupart ont été interceptés. Une attaque en réponse au raid israélien sur le consulat iranien à Damas, début avril, qui a une dizaine de morts dont deux importants commandants militaires chargés des opérations militaires en Syrie et au Liban.

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Ce lundi matin en Israël, ces mêmes sources estiment que la disparition d’Ebrahim Raïssi et de son chef de la diplomatie Hossein Amir-Abdollahian, n’aura pas de conséquences en ce qui concerne Israël. Mais reste à voir bien sûr qui prendra leur succession.

Une animosité qui va se poursuivre
Les commentateurs sont unanimes : le régime des ayatollahs va rester en place. L’animosité à l’égard d’Israël également. Pas de changement prévu non plus en ce qui concerne le programme nucléaire de Téhéran, même si une période électorale en Iran pourrait entraîner de nouvelles vagues de manifestations dans le pays.

Mais en fin de compte, expliquent les experts, c’est le leader suprême Ali Khamenei qui définit la politique du pays. Les titres de la presse sont plus expressifs : « Un président dans le brouillard ». « La fin du bourreau de Téhéran ». Pour Haaretz, le quotidien de gauche, que le président iranien soit mort ou vivant, la politique du pays restera la même. Pour Yediot Aharonot, c’est la fin de l’homme le plus haï en Iran.

Sur les réseaux sociaux, les Israéliens s’expriment plus librement. Et on peut dire qu’ils ne versent pas de larmes.

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