Éphémérides du 26 février : Entre loi d’amnistie, élections historiques et résistance du Walo

Résumé
Vous êtes sur Dakarzoom.com. L'info certifiée, la proximité à tout prix. Lisez et commentez s'il vous plaît nos articles. Vos suggestions sont les bienvenues.

Éphémérides du 26 février : Entre loi d’amnistie, élections historiques et résistance du Walo

DAKAR – Le 26 février a été marqué par des événements majeurs dans l’histoire récente et ancienne du Sénégal, de la bataille autour de la loi d’amnistie en 2025 aux élections qui ont façonné la démocratie sénégalaise, en passant par les exploits militaires du Gouverneur Faidherbe. Retour sur ces dates qui ont jalonné l’histoire nationale.

Publicité

2025 : Bataille parlementaire autour de la loi d’amnistie

Le bureau de l’Assemblée nationale a déclaré irrecevable la proposition de loi portant abrogation de la loi d’amnistie du 6 mars 2024, initiée par le député de l’opposition Thierno Alassane Sall, pour non-conformité aux dispositions constitutionnelles en matière budgétaire (article 82).

Double initiative parlementaire

En revanche, une autre proposition portée par le député Amadou Ba de Pastef (pouvoir) et visant à interpréter certains aspects de la loi d’amnistie a été jugée recevable.

La loi d’amnistie controversée

Cette loi, introduite par l’ancien Chef de l’État Macky Sall, a libéré près de mille personnes, dont le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, incarcérées pour des délits et crimes liés aux violences politiques entre 2021 et 2024.

Cette décision du bureau de l’Assemblée illustre les batailles juridiques et politiques autour de cette loi qui a permis l’arrivée au pouvoir du tandem Diomaye-Sonko.

2024 : Double événement

Réouverture de l’UCAD

Reprise des cours en présentiel à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). L’établissement avait été fermé au lendemain de la condamnation, le 1er juin 2023, de l’opposant et leader du parti Pastef Ousmane Sonko pour corruption de la jeunesse dans une affaire l’opposant à une jeune masseuse.

Des violences inouïes avaient éclaté à Dakar et un peu partout dans le pays, occasionnant d’importants dégâts matériels dans l’enceinte de l’université. Cette réouverture marquait un retour progressif à la normale après des mois de tensions.

➔ À Lire aussi :  Éphémérides du lundi 22 décembre : ils ont marqué le 22 décembre au Sénégal

Dialogue national boycotté

Ouverture au CICAD de Diamniadio par le Président Macky Sall du dialogue national sur deux jours avec les forces vives de la Nation sur la fixation de la date de l’élection présidentielle et les modalités de son organisation « dans les meilleurs délais » comme recommandé par le Conseil Constitutionnel.

Le boycott massif : La majeure partie des candidats validés ou non validés par le Conseil Constitutionnel, plusieurs partis d’opposition et organisations de la société civile ont boycotté la rencontre, privant l’événement de sa légitimité.

Les recommandations : Au terme du deuxième jour consacré aux travaux en commissions à huis clos :

  • La date du 2 juin 2024 a été proposée pour la tenue de l’élection présidentielle
  • Il a été suggéré que le Chef de l’État assure la transition jusqu’à l’élection de son successeur

Ces recommandations devaient être soumises pour avis au Conseil Constitutionnel avant la prise d’un décret fixant la date du scrutin.

2012 : Premier tour présidentielle, début de l’alternance

Premier tour de l’élection présidentielle où le candidat sortant Abdoulaye Wade du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) est sorti premier avec 32% des suffrages exprimés, suivi de Macky Sall, candidat de l’Alliance Pour la République (APR) qui a obtenu 27% des voix.

Le deuxième tour du 25 mars 2012

Il avait consacré la victoire de Macky Sall qui, dans le cadre de la coalition de l’opposition dénommée Benno Bokk Yaakar, avait obtenu 65,80% des suffrages exprimés contre 34,20% pour Abdoulaye Wade.

Cette élection marquait la fin du régime Wade après 12 ans de pouvoir et inaugurait l’ère Macky Sall qui durera également 12 ans (2012-2024).

2007 : Création de la SERPM

Création de la Société d’Études et de Réalisation des Phosphates de Matam (SERPM). Les premières recherches de phosphate dans la région de Matam (secteur de Ndiendouri-Ouali-Diala) avaient commencé avec les travaux de Fernand Jacquet en 1936.

➔ À Lire aussi :  Éphémérides du jour – 28 novembre : mémoire, histoire, culture et grandes dates du Sénégal

C’est en 2015 que l’exploitation du phosphate a démarré avec la Société Minière de la Vallée (SOMIVA), ouvrant de nouvelles perspectives économiques pour cette région du nord du Sénégal.

2002 : Grâce présidentielle dans l’affaire Babacar Sèye

Libération à la faveur d’une grâce présidentielle des condamnés suite à l’assassinat le 15 mai 1993 de Maître Babacar Sèye, Vice-président du Conseil Constitutionnel.

Les principaux accusés avaient été condamnés à 20 ans de travaux forcés par la cour d’assises le 30 septembre 1994. Cette grâce, intervenant 9 ans après la condamnation, avait suscité de nombreux débats sur la justice et le pardon dans la société sénégalaise.

1978 : Entrée de l’opposition à l’Assemblée

Élections présidentielle et législatives : Pour la première fois, des partis d’opposition font leur entrée à l’Assemblée nationale.

Résultats présidentiels

Le Président Léopold Sédar Senghor du Parti Socialiste (PS) obtient 82,02% des suffrages exprimés, Abdoulaye Wade du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) 17,37%.

Résultats législatifs

  • PS : 83 députés
  • PDS : 17 députés
  • PAI (Parti Africain de l’Indépendance) : 0 député

Cette élection marquait une étape majeure dans la démocratisation du Sénégal, avec l’ouverture du jeu politique au-delà du parti-État. Abdoulaye Wade, qui obtenait ses premiers députés, mettra 22 ans avant d’accéder à la présidence en 2000.

1970 : Naissance du poste de Premier ministre

Promulgation d’une nouvelle constitution à régime présidentiel déconcentré et nomination d’Abdou Diouf, Ministre du Plan et de l’Industrie, au poste de Premier Ministre introduit par le référendum constitutionnel du 22 février 1970.

Précision historique

Si Abdou Diouf est le premier à porter le titre de Premier Ministre, il n’est pas le premier chef de gouvernement. Ce privilège revient à Mamadou Dia qui portait le titre de Président du Conseil de gouvernement entre 1958 et 1962, avant sa disgrâce et son emprisonnement suite au conflit avec Senghor.

➔ À Lire aussi :  🗓️ Éphémérides du jour – 24 juin : mémoire, sport et figures historiques

1969 : Dissolution de la Garde Républicaine

Dissolution de la Garde Républicaine du Sénégal (GRS) : les effectifs sont versés dans la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN) pour former le Groupement Mobile d’Intervention (GMI) de la Police.

Héritage colonial

Héritiers des gardes-cercle et des gardes territoriaux de la période coloniale, les gardes républicains avaient un statut militaire et relevaient du Ministère de l’Intérieur. L’état-major de la Garde Républicaine était au camp Tropical à Thiès.

Le premier Chef de corps de la Garde Républicaine fut le Commandant de gendarmerie Tamsir O. Ba (1960-1964).

1859 : Faidherbe refait l’unité de commandement

Le Gouverneur Louis Faidherbe refait l’unité de commandement. Par un décret du 1er novembre 1854, la colonie du Sénégal avait été divisée en deux entités administratives : Gorée et les établissements du Sud, Saint-Louis et le fleuve.

Cette réunification administrative facilitera la politique d’expansion coloniale menée par Faidherbe dans les années suivantes.

1855 : Accrochage dans le Walo

Accrochage sur la route de Nder à Diekten entre des Spahis aux ordres du gouverneur Louis Faidherbe et des cavaliers de Marosso Tassé Diop, époux de la Reine du Walo.

Le royaume du Walo

Situé au nord du Sénégal et au sud de la Mauritanie, le Walo est l’un des anciens royaumes issus de l’éclatement de l’empire wolof du Djolof au XVIe siècle. Le souverain portait le titre de Brack.

Cet accrochage s’inscrivait dans la stratégie de conquête territoriale de Faidherbe qui visait à soumettre les royaumes wolofs pour étendre le contrôle français sur l’intérieur du Sénégal.

NOUS SUIVRE SUR WHATSAPP

Cliquez ici pour suivre les mises à jour du site sur notre 👉 Chaîne WhatsApp

MERCI DE PARTAGER L'ARTICLE
ESPACE PUB
AILLEURS SUR LE WEB
votre avis sur cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

ACTUS DANS LES régions
TOP 6 depuis toujours
Profitez - en pour lire aussi
idées
Retour en haut