Dans une déclaration forte et engagée, Serigne Mbacké Ndiaye appelle à une mobilisation générale pour sauver le football africain et restaurer l’indépendance de la Confédération africaine de football (CAF), qu’il estime aujourd’hui sous influence extérieure.
Dans une précédente prise de position, l’ancien ministre avait invité « les véritables sportifs » à s’engager dans un combat décisif pour l’avenir du football sur le continent. Un cri du cœur largement relayé par plusieurs médias africains et qui, selon lui, a suscité de nombreuses réactions et prises de contact de personnalités légitimes du monde sportif.
Un comité provisoire pour sauver le football africain
Face à cet élan, Serigne Mbacké Ndiaye annonce avoir accepté d’animer provisoirement un Comité pour sauver le football africain, à la demande de plusieurs acteurs influents. L’objectif affiché est clair : libérer la CAF de toute tutelle extérieure et lui rendre son indépendance, sa dignité et sa souveraineté.
Il précise toutefois que cette initiative ne vise aucun Africain en particulier.
« Aucun Africain n’est considéré comme un adversaire, ni le président Motsepe, encore moins d’autres dirigeants du football africain », affirme-t-il.
Tous ceux qui partagent la volonté de redonner à la CAF son autonomie sont appelés à rejoindre le mouvement.
Une dénonciation de l’influence de la FIFA
Le ton se durcit en revanche envers ceux qui, selon lui, utiliseraient les 54 fédérations africaines comme un levier électoral au profit de dirigeants contestés ailleurs.
Serigne Mbacké Ndiaye dénonce notamment toute tentative visant à transformer l’Afrique en un « grenier électoral » au service de la FIFA, affirmant que ces pratiques vont à l’encontre des intérêts du continent.
« Ceux-là seront des adversaires de l’Afrique qu’il faut combattre », prévient-il.
Les grandes nations africaines marginalisées ?
Dans son appel, l’ancien ministre rappelle le poids historique et sportif de grandes nations du football africain :
le Sénégal, le Cameroun, le Nigeria, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, la Tunisie, le Mali, la Guinée, entre autres.
Il déplore que, dans plusieurs de ces pays, les dirigeants du football soient combattus ou relégués au second plan, au profit de décisions dictées de l’extérieur.
Un combat qui passe par les États africains
Pour Serigne Mbacké Ndiaye, la reconquête de la souveraineté du football africain passe d’abord par l’adhésion et le soutien des gouvernements.
Il annonce ainsi son intention d’engager des discussions avec les autorités étatiques afin d’obtenir leur aval.
« Le souverainisme commence par là », insiste-t-il.
Un appel à toutes les composantes du football
Pratiquants, anciens joueurs, dirigeants, supporters et gouvernants sont appelés à s’unir autour de ce combat qu’il qualifie de collectif et historique.
« La dignité de l’Afrique vaut tous les sacrifices », conclut-il, appelant à une mobilisation sans précédent.
Une coordination en préparation
Pour structurer l’action, Serigne Mbacké Ndiaye annonce la mise en place prochaine :
- d’un groupe WhatsApp,
- et d’adresses e-mail,
afin d’assurer la coordination des activités du comité à l’échelle continentale.
Serigne Mbacké Ndiaye
Ancien ministre





