La candidate de droite Laura Fernandez a remporté, ce dimanche, l’élection présidentielle au Costa Rica, s’imposant dès le premier tour grâce à une large avance sur ses concurrents. Elle a été portée par une campagne axée sur la lutte ferme contre la violence liée au narcotrafic, un enjeu majeur dans ce pays d’Amérique centrale confronté à une recrudescence de l’insécurité.
Selon les résultats partiels portant sur environ 81 % des bureaux de vote, Laura Fernandez a recueilli près de 49 % des suffrages, soit neuf points de plus que le seuil requis pour éviter un second tour. Son principal rival, l’économiste de centre droit Alvaro Ramos, arrive en deuxième position avec 33 % des voix et a reconnu sa défaite dans la soirée.
Ancienne ministre et politologue de formation, Laura Fernandez a rapidement revendiqué sa victoire. Elle s’est déclarée « présidente élue » lors d’un appel téléphonique avec son mentor politique, le président sortant Rodrigo Chaves, un échange diffusé en direct à la télévision nationale.
Durant la campagne, la nouvelle présidente a promis d’user de mesures sécuritaires renforcées pour enrayer l’influence croissante des réseaux de narcotrafic, accusés d’alimenter une spirale de violence sans précédent dans le pays. Son discours de fermeté a trouvé un large écho auprès d’un électorat inquiet pour la sécurité et la stabilité nationale.
Avec cette victoire nette, Laura Fernandez s’apprête à prendre les rênes du Costa Rica dans un contexte marqué par de forts défis sécuritaires, économiques et sociaux, mais aussi par de grandes attentes quant à la restauration de l’ordre et de la confiance publique.

