Face aux tensions nées après la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc, Serigne Mbacké Ndiaye, ancien ministre et leader de la Convergence libérale et patriotique (CLP), a lancé un appel solennel à Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour préserver la fraternité historique entre les deux pays.
Dans une contribution rendue publique, l’ancien ministre s’inquiète de voir le football, « pourtant facteur d’unité », devenir un élément de division entre deux peuples liés par une longue histoire de coopération et d’amitié.
« Au moment où le football est en train de détruire des relations anciennes entre le Maroc et le Sénégal, je demande à Sa Majesté Mohammed VI de s’adresser à son peuple avant que l’irréparable ne se produise », a-t-il déclaré.
Serigne Mbacké Ndiaye rappelle que le Sénégal et le Maroc ont toujours entretenu des relations fraternelles solides, notamment sur le plan diplomatique.
« Le Sénégal a toujours soutenu le Maroc dans ses combats les plus nobles, notamment dans le conflit qui l’oppose au Polisario. À l’OUA devenue Union africaine comme aux Nations unies, nos deux pays ont souvent parlé d’une seule voix », souligne-t-il.
L’ancien ministre met également en garde contre ce qu’il considère comme des manœuvres extérieures visant à attiser les tensions.
« Certains occidentaux attisent le feu uniquement pour défendre leurs intérêts personnels. Ils ne parlent ni n’agissent au nom de leurs peuples », estime-t-il.
Très préoccupé par la situation des communautés, il appelle à éviter toute stigmatisation ou représailles.
« Les Sénégalais se sont toujours sentis chez eux au Maroc, tout comme les Marocains au Sénégal. Il faut éviter que des Sénégalais vivant au Maroc soient persécutés, car les conséquences pourraient être fâcheuses », avertit-il.
Serigne Mbacké Ndiaye insiste sur la nécessité de préserver l’essentiel :
« Le Maroc et le Sénégal sont condamnés à vivre ensemble dans la paix et la concorde. Le sport, qui doit rester un facteur d’unité, ne doit en aucun cas devenir un facteur de division. »
Il conclut en appelant directement le souverain marocain à user de son autorité morale pour calmer les esprits :
« Les deux peuples vous écoutent et vous respectent. Il faut prendre les dispositions idoines avant qu’il ne soit trop tard. »





