Le 06 janvier occupe une place particulière dans l’histoire du Sénégal. À travers les décennies, cette date renvoie à des événements majeurs, allant de la mémoire de la traite négrière aux réformes institutionnelles, en passant par des drames humains et des décisions politiques fortes.
6 janvier 2024 – Le Sénégal face à sa mémoire historique
Le Président Macky Sall procède à la pose de la première pierre du Mémorial de Gorée sur la traite négrière, sur la corniche ouest de Dakar. Pensé comme un haut lieu de mémoire, le monument ambitionne de retracer l’histoire de l’esclavage et de ses conséquences sur l’Afrique et ses diasporas.
Selon le chef de l’État, le mémorial sera « le reflet et le témoin vivant de la mémoire collective de la nation, de l’Afrique et de ses diasporas ». Plus qu’une infrastructure, il se veut « un livre d’histoire ouvert au monde ».
Le projet s’étend sur 35 000 mètres carrés et comprend notamment une tour en acier de 108 mètres de hauteur, symbole fort de recueillement et de transmission mémorielle.
6 janvier 2021 – Le retour du couvre-feu face au Covid-19
Face à une recrudescence rapide des cas de Covid-19, notamment dans les régions les plus peuplées, un couvre-feu de 21 heures à 5 heures est instauré à Dakar et Thiès. L’état d’urgence sanitaire est maintenu sur l’ensemble du territoire national.
Pour rappel, l’état d’urgence et le couvre-feu avaient été décrétés pour la première fois le 23 mars 2020, avant d’être levés le 30 juin 2020, marquant une période éprouvante pour l’économie et la vie sociale du pays.
6 janvier 2018 – Le drame de Boffa Bayote
L’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire récente survient en Casamance.
Treize jeunes, partis ramasser du bois mort dans la forêt de Boffa Bayote, près du village de Bourofaye Baïnounk (commune de Boutoupa Camaracounda), sont froidement abattus par des hommes armés présumés appartenir au MFDC.
Malgré les démentis des responsables du mouvement, l’émotion est nationale. Le Chef de l’État décrète un deuil national de deux jours, en hommage aux victimes de ce massacre qui ravive la douleur du conflit casamançais.
6 janvier 1995 – Naissance du Centre de Formation Judiciaire
Le Centre de Formation Judiciaire (CFJ) est créé, marquant une étape majeure dans la structuration de la justice sénégalaise.
Jusqu’alors, les magistrats étaient formés au sein de l’École Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM).
Le CFJ devient l’institution de référence pour la formation initiale des magistrats, greffiers, administrateurs de greffes, inspecteurs de l’éducation surveillée, éducateurs spécialisés, interprètes judiciaires et assistants des greffes et parquets, tout en contribuant à la formation des auxiliaires de justice.
6 janvier 1992 – La naissance de la RTS
La Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) voit le jour, remplaçant l’ORTS, qui change de statut pour devenir une société nationale.
La chaîne nationale est alors rebaptisée RTS 1, posant les bases du paysage audiovisuel public sénégalais moderne.
6 janvier 1983 – Les femmes socialistes à Dakar
Dakar accueille un séminaire de l’Internationale des Femmes socialistes, illustrant l’engagement du Sénégal sur la scène politique internationale.
Le Parti Socialiste du Sénégal, membre de l’Internationale Socialiste depuis 1976, renforce ainsi ses liens idéologiques avec les mouvements progressistes mondiaux.
6 janvier 1979 – L’Université des Mutants ouvre à Gorée
À l’initiative du Président Léopold Sédar Senghor, du Premier ministre québécois René Lévesque et du philosophe Roger Garaudy, l’Université des Mutants ouvre ses portes à Gorée.
Sa mission : réfléchir à l’avenir de l’humanité face aux mutations du monde moderne, pour promouvoir la paix et le bien-être universel.
L’institution sera dissoute en 2005 et ses locaux affectés en 2014 à la Fondation mondiale pour le Mémorial et la Sauvegarde de Gorée. Son premier directeur fut le philosophe béninois Stanislas Spero Adotevi.
6 janvier 1850 – Léopold Panet en mission saharienne
Le métis de Gorée Léopold Panet quitte le Sénégal pour une expédition vers le Maroc, en passant par la Mauritanie. Chargé par le ministère français de la Marine et la Société de géographie d’explorer l’ouest du Sahara, il étudie les circuits du commerce de l’or et du sel dans l’Adrar.
Malgré l’attaque et le pillage de sa caravane, Panet poursuit sa mission jusqu’à Mogador (Essaouira), où il sera finalement secouru avant son retour en France.
À lire chaque jour : les éphémérides pour comprendre le présent à la lumière du passé.




