La Division spéciale de la cybersécurité (DSC) poursuit ses investigations dans le dossier communément appelé « Kocc », relatif à la diffusion de contenus à caractère intime sur plusieurs plateformes numériques. D’après des informations rapportées par Libération, les enquêteurs ont entrepris un travail technique approfondi pour identifier les personnes impliquées dans l’acheminement de vidéos et d’images vers des sites spécialisés.
Les investigations ont notamment permis de tracer les connexions numériques ayant servi à transmettre ces contenus à l’administrateur de plateformes connues sous les noms de babiporno, boydakar et seneporno. Ces éléments techniques constituent la base des procédures judiciaires en cours.
Un mis en cause placé sous la main de la justice
Dans le cadre de cette enquête, un premier individu a été interpellé. Il est soupçonné d’avoir partagé des images intimes de son ancienne compagne, dans un contexte présenté par les enquêteurs comme une volonté de nuisance. L’arrestation est intervenue dans un établissement de restauration situé sur la Corniche dakaroise.
Le mis en cause a ensuite été présenté au doyen des juges, qui a décidé de son inculpation, ouvrant ainsi la phase d’instruction judiciaire. Les qualifications pénales retenues portent notamment sur l’atteinte à la vie privée et l’usage frauduleux des technologies numériques.
Des investigations appelées à s’élargir
Selon les mêmes sources, l’enquête pourrait s’étendre à d’autres intervenants, à la faveur d’une délégation judiciaire accordée au magistrat instructeur. Les services spécialisés cherchent à déterminer l’ensemble des responsabilités, qu’il s’agisse de la production, de la transmission ou de la diffusion de ces contenus.
Les autorités judiciaires n’excluent pas de nouvelles interpellations, au fur et à mesure de l’exploitation des données numériques recueillies.
Un cadre légal de plus en plus appliqué
Cette procédure s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la lutte contre les infractions numériques au Sénégal. La diffusion non autorisée d’images intimes est encadrée par des dispositions pénales strictes, visant à protéger la vie privée et la dignité des personnes.
Les services de cybersécurité entendent ainsi envoyer un message dissuasif à l’endroit des auteurs et relais de contenus illicites sur Internet.





