Lors de la séance plénière consacrée aux questions à l’endroit du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mame Bouba Diagne, la députée Thérèse Faye s’est illustrée par une intervention énergique et ciblée. Plusieurs préoccupations majeures, touchant directement la vie économique et sociale des populations de la région de Fatick, ont été portées devant la représentation nationale.
Retard de la campagne arachidière : une inquiétude persistante
Thérèse Faye a d’abord dénoncé le retard noté dans le démarrage de la campagne arachidière, rappelant que l’arachide constitue la principale source de revenus de milliers de familles rurales.
Elle a regretté l’absence de communication officielle sur le prix au producteur :
« Il n’est pas normal que les Sénégalais n’aient connaissance du prix de l’arachide qu’à travers une émission télévisée », a-t-elle souligné, demandant au ministre plus de transparence et de rigueur institutionnelle.
Avancée du sel dans la région de Fatick : un frein au développement agricole
La parlementaire a ensuite mis l’accent sur la problématique de l’avancée du sel, phénomène qui menace de vastes zones agricoles dans la région de Fatick, réduisant considérablement les surfaces cultivables et mettant en péril les moyens de subsistance des populations.
Elle a plaidé pour la construction et la réhabilitation de digues anti-sel, un dispositif crucial pour protéger les terres et permettre un regain de productivité.
Soutien à l’élevage : abreuvoirs et parcs à vaccination en priorité
La députée a également rappelé l’importance du secteur de l’élevage dans l’économie locale, insistant sur la nécessité d’accélérer la construction d’abreuvoirs et de parcs à vaccination.
Selon elle, ces infrastructures sont indispensables pour améliorer les conditions de travail des éleveurs et renforcer la résilience du cheptel.
Question sur un éventuel conflit d’intérêt
Enfin, Thérèse Faye n’a pas manqué de soulever un point sensible : la déclaration du ministre affirmant être « le deuxième acteur du secteur de la volaille » au Sénégal.
Elle a demandé si cette position ne constituait pas un potentiel conflit d’intérêt, compte tenu de ses responsabilités à la tête d’un département aussi stratégique que celui de l’Agriculture et de l’Élevage.





