Dans une analyse au vitriol, l’ancien ministre Thierno Alassane Sall dresse un bilan sévère de la gouvernance actuelle, qu’il accuse d’avoir transformé la démagogie en méthode d’État. Selon lui, le populisme, jadis arme de l’opposition, révèle aujourd’hui ses limites une fois confronté aux réalités du pouvoir.
Le meilleur ennemi du populisme reste l’épreuve du réel : gouverner. Notre pays en fait aujourd'hui l'amère expérience. La démagogie, jadis vociférante dans l’opposition, s’est muée en méthode de gouvernement. Elle se nourrit de fonds politiques et mène une indécente guerre des… pic.twitter.com/gslbyc5EWp
— Thierno Alassane Sall (@TasOfficiel) December 1, 2025
“La démagogie est devenue méthode de gouvernement”
Pour TAS, le pouvoir en place a troqué ses anciens discours de rupture pour une politique faite “de fonds politiques, de guerres de clans et d’accusations sans fin”.
Il dénonce une dérive institutionnelle où les promesses de transparence se sont évanouies au profit d’un système qu’il qualifie d’“indécent”.
Une “guerre des chefs” qui étouffe le pays
L’ex-ministre pointe du doigt les tensions internes qui secouent la majorité au pouvoir, estimant qu’elles détournent l’attention publique de l’essentiel :
“Faire oublier la grave crise économique et financière qui sévit.”
Selon lui, les priorités auraient dû être orientées vers la gestion de cette crise, mais “les meetings, les accusations et les mises en scène politiques” occupent désormais l’avant-scène.
“Un pouvoir retranché dans les privilèges”
TAS accuse une partie de l’élite gouvernante de s’être “installée dans les caisses noires, les fonds politiques et les jets privés”, pendant que les véritables urgences nationales restent sans réponse.
Les étudiants, les travailleurs et “tout un peuple”, dit-il, seraient relégués à l’arrière-plan, souffrant d’un manque d’attention manifeste des autorités.
Un appel à la lucidité nationale
En conclusion, Thierno Alassane Sall invite à reconnaître ce qu’il considère comme un échec du populisme une fois confronté au pouvoir réel :
“Le meilleur ennemi du populisme reste l’épreuve du réel : gouverner.”





