Le président du Manidem, Anicet Ekane, est décédé dans la nuit du dimanche au lundi 1er décembre 2025, selon des informations confirmées tôt ce matin par sa famille et son collectif d’avocats, informe RFI. Son décès survient un peu plus d’un mois après son interpellation à Douala, le 24 octobre dernier, avant son transfert dans les cellules du Secrétariat d’État à la Défense (SED) à Yaoundé, où il était détenu.
Une arrestation au cœur des tensions post-électorales
Figure historique de la scène politique camerounaise, Anicet Ekane avait publiquement apporté son soutien à Issa Tchiroma Bakary lors de la dernière élection présidentielle. Après le scrutin, il avait reconnu la victoire de ce dernier, en totale contradiction avec les résultats officiels proclamant Paul Biya vainqueur.
Cette prise de position lui avait valu, ainsi qu’à d’autres leaders et militants, d’être accusé d’insurrection, de rébellion et d’atteinte à la sûreté de l’État, dans un climat de contestation et de forte polarisation politique.
Un décès qui soulève des interrogations
Les circonstances exactes de sa mort n’ont, pour l’instant, pas été dévoilées. Ses avocats évoquent une situation de détention « extrêmement préoccupante », marquée par un accès limité aux soins et une absence quasi totale de communication avec ses proches.
La famille exige déjà une autopsie indépendante, tandis que plusieurs organisations de défense des droits humains réclament la transparence sur les conditions de sa détention et les causes de son décès.





