L’affaire de la mort de Mouhamed Ndiaye, d’abord présentée comme une agression mortelle commise par des malfaiteurs, a basculé ce jeudi avec les aveux stupéfiants de son ami, Abdoulaye Diagne Mboji, 22 ans. Cueilli par les gendarmes et confronté à ses nombreuses contradictions, le jeune homme a finalement reconnu avoir inventé toute l’histoire pour échapper à la justice.
Un accident maquillé en agression
Selon les révélations, les faits se sont déroulés alors que les deux amis circulaient à moto. Arrivé à hauteur d’un virage où s’est produit le drame, Mouhamed Ndiaye perd brusquement le contrôle de l’engin. Ne sachant pas bien conduire, il effectue une sortie de route. La violence du choc est fatale : le jeune homme meurt sur le coup.
Pris de panique, son ami Abdoulaye fait alors le choix de fabriquer un récit mensonger. Il évoque une agression commise par « trois malfaiteurs » qui les auraient attaqués. Une version qu’il répète aux enquêteurs avant de s’effondrer en larmes, incapable de soutenir son récit.
« J’ai simulé l’agression » : des aveux bouleversants
Face aux gendarmes, le jeune homme finit par tout avouer :
« J’ai simulé l’agression pour échapper à la Justice car je ne dispose d’aucun document afférent à la conduite de ma moto. »
Pris de panique après la mort de son ami, il dit avoir voulu détourner les responsabilités, persuadé qu’il serait accusé d’homicide involontaire.
Une procédure judiciaire en cours
La gendarmerie a transféré Abdoulaye au parquet de Saint-Louis. Il devrait être poursuivi pour :
- remise d’une fausse nouvelle à une personne dépositaire de l’autorité publique,
- homicide involontaire,
- défaut de permis de conduire,
- et d’autres délits connexes liés au mensonge initial.





