Lors de la plénière du Sommet Union européenne–Union africaine, le président Bassirou Diomaye Faye a livré un message clair : l’ampleur des crises qui secouent le monde impose une nouvelle manière de coopérer. Conflits persistants, terrorisme, remise en cause du droit international, migrations instrumentalisées — jamais les tensions n’ont été aussi aiguës, et jamais la réponse collective n’a été aussi indispensable.
Une réponse collective pour des défis globaux
Pour le chef de l’État sénégalais, la situation mondiale exige de dépasser les approches traditionnelles. Les crises actuelles ne sont plus isolées : elles s’alimentent, s’enchaînent, et impactent directement les deux continents. Dans ce contexte, il a plaidé pour un multilatéralisme renouvelé, capable de replacer la coopération internationale au cœur des réponses sécuritaires, politiques et économiques.
Renforcer les mécanismes africains de sécurité
Diomaye Faye a insisté sur un point essentiel : l’Afrique doit être au centre des solutions qui la concernent. Cela passe par un soutien accru aux mécanismes africains de prévention et de gestion des conflits, qu’il s’agisse de la lutte contre le terrorisme au Sahel ou de la stabilisation des régions en crise.
Pour lui, l’Europe a un rôle à jouer — non pas en imposant des schémas, mais en accompagnant les initiatives africaines déjà existantes.
Pour une gouvernance mondiale plus juste et plus représentative
Le président sénégalais a également pointé les limites d’un système de gouvernance internationale souvent figé dans des rapports de force hérités d’une autre époque. Selon lui, l’Afrique ne peut plus être cantonnée à un rôle secondaire alors qu’elle représente un acteur majeur des équilibres mondiaux.
Il a ainsi plaidé pour une réforme profonde des instances internationales, afin de les rendre plus inclusives et réellement représentatives des peuples qu’elles prétendent servir.
Europe–Afrique : bâtir une paix durable
Pour Diomaye Faye, la relation entre les deux continents doit être repensée. La paix durable ne se construira ni sur des engagements symboliques ni sur des partenariats déséquilibrés, mais sur une coopération sincère, pragmatique et tournée vers l’avenir.
Il a invité l’Europe à s’engager davantage dans des partenariats équitables, en reconnaissant la montée en puissance de la jeunesse africaine, ses aspirations et ses priorités.
