« Pastef doit frapper maintenant ou disparaître du jeu » | (Par Pape Makhtar Diallo)

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« Pastef doit frapper maintenant ou disparaître du jeu » | (Par Pape Makhtar Diallo)

Dans une tribune incisive, Pape Makhtar Diallo, « Éternel Indigné », lance une alerte sans détour : le Pastef joue sa survie politique. Face à une coalition présidentielle qui trace sa voie sans attendre son allié historique, il estime que le parti d’Ousmane Sonko doit réagir immédiatement, sous peine d’être progressivement marginalisé dans un projet qu’il a pourtant fondé au prix de luttes, de sacrifices et d’engagements héroïques.

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Pastef doit frapper maintenant ou disparaître du jeu | (Par Pape Makhtar Diallo)

Une ligne rouge a été franchie. Il ne s’agit plus d’une simple incompréhension entre alliés, mais d’une divergence profonde entre la coalition “Diomaye Président”, désormais contrôlée par Bassirou Diomaye Faye, et le Pastef, l’ossature idéologique forgée par Ousmane Sonko. Et dans cette dynamique, une chose est claire : si le Pastef ne réagit pas immédiatement, il sera relégué au second rôle dans un projet qu’il a lui-même porté de ses mains.

En politique, le respect ne se quémande pas : il se prend. On ne négocie jamais en position de faiblesse avec une partie qui agit, tranche, manœuvre et avance sans vous. Aujourd’hui, la coalition “Diomaye Président” déroule sa stratégie, multiplie les gestes unilatéraux et tente d’imposer sa lecture du rapport de force. Face à cela, le silence ou la patience du Pastef serait une faute stratégique grave.

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Parce que laisser croire que l’on craint la rupture, c’est déjà l’accepter. Laisser supposer que l’on serait perdant en cas de séparation, c’est offrir à l’autre camp une supériorité morale et politique qu’il n’a pourtant pas.

Le Pastef n’est pas une force d’appoint. Il est le noyau dur, le moteur, l’âme du projet qui a mené Bassirou Diomaye Faye au sommet de l’État. Ce projet n’est pas né au Palais : il est né dans les rues, les combats, les sacrifices, les prisons et les foules. Et ceux qui veulent l’édulcorer, le dévoyer ou le diluer doivent être rappelés à l’ordre — fermement.

Quant à ces mouvements qui accourent aujourd’hui vers la coalition présidentielle comme un troupeau affamé cherchant des pâturages plus verts, qu’ils se calment. Leur poids est dérisoire. Leur loyauté est douteuse. Et leur présence ne renforce rien. Beaucoup d’entre eux incarnent même ce système dont le Pastef a juré d’arracher les racines.

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Si le Président Diomaye Faye veut se laisser bercer d’illusions par ces ralliements opportunistes, qu’il le fasse. Mais qu’il sache une chose : on ne construit pas un projet populaire avec des groupes sans base réelle, avec des acteurs qui se vendent au plus offrant.

Le Pastef doit se dresser maintenant, sans ambiguïté.

Répliquer politiquement, dénoncer clairement, rappeler sa force réelle, et montrer que le cœur du projet ne se laissera pas marginaliser.

Ce combat n’appelle ni diplomatie excessive ni prudence paralysante.

Il exige de la fermeté, du courage, il exige de frapper maintenant pour éviter d’avoir à se battre plus tard pour récupérer sa propre place.

Pape Makhtar Diallo

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