Le journaliste Doudou Coulibaly a été jugé ce lundi au tribunal des flagrants délits de Dakar. Poursuivi pour offense à un chef d’État étranger et offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République, il a été reconnu coupable du premier chef mais relaxé du second.
Une condamnation avec sursis
Le tribunal l’a finalement condamné à trois mois de prison avec sursis et à une amende de 300 000 francs CFA. Le procureur avait requis une peine plus lourde, soit six mois de prison, dont trois ferme, et 500 000 francs CFA d’amende.
Les arguments de la défense
Pour Me Aboubacry Barro, l’un de ses avocats, la décision du tribunal est « entièrement satisfaisante », car elle permet au journaliste de recouvrer sa liberté. La défense avait insisté sur l’état de santé fragile de Doudou Coulibaly, jugé incompatible avec une détention en prison.
Les faits reprochés
L’affaire avait éclaté après une auto-saisine du procureur à la suite de propos tenus par le journaliste visant le Premier ministre Ousmane Sonko et le président turc Recep Tayyip Erdogan. Placé sous mandat de dépôt à l’issue de son déferrement, Doudou Coulibaly a donc été jugé ce lundi.
Verdict final
À l’issue du procès, le journaliste a pu regagner son domicile, évitant ainsi la prison ferme. Cette décision met un terme à une procédure qui avait suscité de vives réactions dans les milieux médiatiques et politiques.

