La Division nationale de lutte contre le trafic de personnes (DNLT) a porté un coup dur à un vaste réseau de traite humaine opérant entre le Nigéria, le Bénin et le Sénégal. Dans une opération menée à Kédougou, les éléments de la DNLT ont libéré dix jeunes filles nigérianes, dont plusieurs mineures, séquestrées dans une maison et forcées à se prostituer.
Selon les informations de Libération, ces jeunes filles avaient été achetées au Nigéria pour la somme de 600 000 francs CFA chacune, avant d’être convoyées clandestinement vers le Sénégal à l’aide de faux documents. Ces documents, désormais saisis par la DNLT, auraient été produits par une filière active entre le Nigéria et le Bénin, facilitant le trafic et l’exploitation de ces jeunes victimes.
À la tête de ce réseau bien structuré, une Nigériane répondant au nom de Onome Dabor, alias Suggar, a été arrêtée par les forces de l’ordre. Présentée comme la cheffe du réseau, elle coordonnait les opérations de recrutement, de transport et de soumission des filles à l’exploitation sexuelle.
Les filles, profondément traumatisées par leur calvaire, ont été prises en charge par une ONG spécialisée dans l’accueil et la réinsertion des victimes de traite.

