Dans une sortie musclée, l’ancien ministre de la Jeunesse Pape Malick Ndour a réagi au débat économique actuel, en rappelant la force juridique du Plan Sénégal Émergent (PSE) qui, selon lui, demeure la seule référence légale de la planification nationale tant que la loi en vigueur n’a pas été modifiée.
Alors que le gouvernement du Premier ministre Ousmane Sonko avance son Agenda National de Transformation (ANT) comme nouveau référentiel économique, Pape Malick Ndour appelle à la rigueur juridique. Pour lui, toute tentative de substituer le PSE par une nouvelle orientation sans modification formelle de la loi n°2022-10, qui consacre le PSE comme socle des politiques publiques, constitue une violation du droit.
« Ce n’est pas parce qu’un président s’en va qu’une loi disparaît. Dans un État sérieux, ce n’est pas parce qu’un programme est critiqué qu’il cesse d’être le cadre légal », a-t-il martelé, dénonçant ce qu’il qualifie de « confusion entre volonté politique et cadre juridique. »
L’ancien ministre souligne que le parallélisme des formes exige que seule une loi votée par l’Assemblée nationale puisse abroger ou modifier une loi existante. À ses yeux, l’ANT ou tout autre plan ne saurait être appliqué légalement sans cette étape institutionnelle indispensable.
« Toute tentative de substitution informelle expose l’État à des recours juridiques, à l’illégalité et à l’insécurité administrative », a-t-il averti.
En conclusion, tout en lançant une pique à ses opposants, il reconnaît une certaine volonté d’approfondir le débat économique :
« Félicitations pour l’effort, tu es sur la bonne voie… mais reconnaissez votre incompétence et allez tranquillement à l’Assemblée nationale pour modifier la loi. »
📝 Cette sortie souligne une tension croissante entre l’ancien régime et les nouvelles autorités sur la question de la continuité de l’État et du respect du cadre juridique établi. Un débat qui promet de s’intensifier à l’approche des prochaines sessions parlementaires.

