« Dissoudre pour sauver la République ? » | (Par Thierno Diop)

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« Dissoudre pour sauver la République ? » | (Par Thierno Diop)

Le journaliste et analyste politique Thierno Diop tire la sonnette d’alarme après la sortie du Premier ministre Ousmane Sonko lors du Conseil national de son parti, PASTEF, tenu le 10 juillet dernier. Dans une tribune au ton grave, il s’interroge ouvertement sur la compatibilité entre la posture actuelle du chef du gouvernement et l’exercice républicain du pouvoir.

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« Dissoudre pour sauver la République ?« 

Le pouvoir ne se mendie pas. Il ne se proclame pas. Il s’exerce — dans les limites de la loi, au service de la République. Ce principe, Ousmane Sonko semble aujourd’hui l’avoir perdu de vue.

Le Conseil national de PASTEF, tenu le 10 juillet, a marqué un basculement : d’un chef de gouvernement, on a entendu un chef de parti en croisade contre les institutions. Accusations sans preuve contre le président du Conseil constitutionnel et les juges de la Cour suprême. Remise en cause de la chose jugée. Appels à un droit de regard du parti sur les décisions de souveraineté. Menaces voilées contre le président de la République. Insultes contre la société civile et les médias.
Ce n’est plus un incident. C’est une méthode. Sonko ne gouverne plus : il provoque. Il ne dialogue plus : il exige. Il ne corrige pas : il désigne des coupables à sa place.

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Or la République ne se partage pas. Elle repose sur des règles. Et quand un parti au pouvoir cherche à devenir un parti-État, à prendre le dessus sur la justice et à soumettre l’exécutif à ses logiques internes, la question ne relève plus seulement de la politique. Elle devient institutionnelle.

L’article 4 de la loi de 1989 est claire : un parti qui porte atteinte au caractère républicain, démocratique et laïc de l’État, ou trouble l’ordre public, peut être dissous. Ce n’est pas une option partisane. C’est une disposition de sauvegarde.
Si PASTEF persiste dans cette dérive autoritaire, l’État devra trancher. Car on ne peut pas être Premier ministre et adversaire des institutions. Il faut choisir. Et si Sonko ne le fait pas, la République, elle, saura le faire.
Thierno Diop, journaliste

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