Présente depuis quelques jours au Burkina Faso pour un projet mêlant tournage, reportage, tourisme et cinéma, l’actrice sénégalaise Halima Gadji, connue notamment pour son rôle dans la série “Maîtresse d’un homme marié”, a livré un message fort sur ses réseaux sociaux. Loin des clichés et des discours alarmistes souvent relayés sur le pays des Hommes intègres, elle offre un regard différent, enraciné et plein d’admiration.
“Arrêtez de croire tout ce que vous voyez ou entendez sur les réseaux sociaux”, écrit-elle d’emblée, avant de témoigner de ce qu’elle observe sur place : un peuple “calme, posé, mais profondément déterminé”.
Une révolution silencieuse
Halima Gadji rejette les images de chaos souvent associées à la situation sécuritaire ou politique du Burkina. Selon elle, un changement positif est bel et bien en marche, porté par une population unie, résiliente et profondément attachée à sa souveraineté.
“Les Burkinabés ont toujours été révolutionnaires. Et aujourd’hui, plus que jamais, ils défendent leur terre, leur culture, leur avenir avec une force silencieuse mais puissante.”
Elle compare cet engagement à une maxime bien connue au Sénégal : “On nous tue, mais on ne nous déshonore pas”, qu’elle voit incarnée dans la posture actuelle du peuple burkinabé.
Un message aux Africains
Dans une déclaration empreinte de fierté et de solidarité panafricaine, l’actrice invite ses compatriotes africains à ne pas se laisser manipuler par les discours dominants, ni par les médias occidentaux ou les campagnes de peur souvent relayées sur les réseaux sociaux.
“La vraie vérité, elle est ici, sur le terrain. Venez voir. Constatez vous-mêmes.”
Elle appelle les Africains à regarder de plus près ce qui se passe dans les pays qui, comme le Burkina Faso, prennent leur destin en main.
“Si vous préférez rester dans la peur ou dans les discours de ceux qui divisent pour mieux régner, vous passerez à côté de ce qui est en train de se jouer en Afrique.”
Hommage au président Traoré
Halima Gadji a également tenu à remercier le président de la transition burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, pour ce qu’elle considère comme une démarche courageuse de défense de la souveraineté nationale.
“Merci aux Burkinabés de défendre leur dignité, leurs terres, et leur souveraineté.”
Une voix libre et engagée
Connue pour ses prises de parole sans filtres sur les questions sociales, Halima Gadji confirme à travers cette publication son positionnement engagé, lucide et enraciné dans une vision panafricaine assumée. Son témoignage résonne dans une Afrique en mutation, où les voix citoyennes deviennent des vecteurs puissants de transformation.














