L’ancien ministre et homme politique sénégalais, Pr Thierno Alassane Sall, a vivement réagi à la désignation du président sierra-léonais Julius Maada Bio à la tête de la présidence tournante de la CEDEAO, écartant ainsi Bassirou Diomaye Faye, un temps pressenti.
« Un camouflet diplomatique historique »
Dans un message diffusé ce lundi, Thierno Alassane Sall n’a pas mâché ses mots :
« Le Sénégal vient de subir le pire camouflet diplomatique de son histoire. »
Selon lui, le choix des chefs d’État de la CEDEAO révèle une absence de confiance à l’égard du nouveau président sénégalais. Il s’interroge :
« Quelle idée, pour un antisystème, de vouloir diriger le consortium régional du Système ! »
Un leadership contesté selon lui
L’ancien ministre estime que l’autorité de Bassirou Diomaye Faye est « mise à mal par son propre camp », citant en particulier son Premier ministre Ousmane Sonko. Il évoque également les prises de position de certains députés sénégalais membres du Parlement de la CEDEAO, qui auraient « fait écho aux attaques de l’AES », contribuant ainsi à fragiliser la position diplomatique du Sénégal.
Des lots de consolation… et des critiques
Faisant référence au déplacement du Premier ministre en Chine, Thierno Alassane Sall ironise sur les images diffusées :
« Il nous reste des lots de consolation : des photos du PM aux côtés d’officiels de second rang en Chine, au moment même où l’on enregistre la déconvenue du siècle à Abuja. »
« Le populisme se heurte au mur de la réalité »
Pour conclure, le président du parti République des Valeurs alerte sur ce qu’il perçoit comme une marginalisation diplomatique du Sénégal :
« L’offensive désordonnée des deux chefs de l’exécutif, tous deux absents du territoire, n’y changera rien : on est un pays dévalué. »
📌 Ce discours suscite déjà des réactions dans la classe politique et pourrait relancer le débat sur la ligne diplomatique du pouvoir sénégalais au sein des grandes organisations régionales africaines.
