Alors que la transition énergétique s’impose comme une priorité mondiale face à l’urgence climatique, les pays en développement, à l’image du Sénégal, continuent de subir une profonde injustice. Bien qu’ils contribuent le moins au réchauffement planétaire, ces pays en supportent les conséquences les plus sévères, menaçant leurs économies, leurs écosystèmes et le quotidien de leurs populations.
Lors d’une conférence organisée à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) en partenariat avec l’Institut des sciences de l’environnement, Marame Diop, responsable des programmes d’Oxfam au Sénégal, a mis en lumière la nécessité de revoir en profondeur les mécanismes de financement de la transition énergétique.
Pour elle, le modèle actuel reste insuffisant et inadapté aux réalités locales. Elle appelle à un financement équitable, inclusif et véritablement centré sur les besoins des communautés, afin que la transition énergétique ne soit pas une nouvelle source d’inégalités, mais un levier de justice et de développement durable.
