Le président de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, n’a pas mâché ses mots dans sa dernière sortie. Dans un texte sans concession, l’ancien ministre fustige la nouvelle proposition d’amendement déposée par PASTEF pour interpréter la loi d’amnistie adoptée en mars 2024. Pour lui, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une poursuite de la manipulation politique, déguisée en geste d’ouverture.
🧾 Un amendement qui ne convainc pas
Selon Thierno Alassane Sall, le régime en place tente de réécrire substantiellement le texte initial à travers une proposition de loi d’interprétation, présentée comme un amendement. Une stratégie qu’il juge révélatrice :
« Cette modification est le signe que PASTEF a compris le rejet de leur manipulation par les Sénégalais », écrit-il.
Cependant, il déplore le fait que le pouvoir ne soit pas allé au bout de la logique populaire, qui exige l’abrogation totale de la loi. Au lieu de cela, affirme-t-il, PASTEF persiste dans la tromperie, en camouflant une abrogation partielle derrière une terminologie juridique plus nuancée.
⚖️ Une interprétation biaisée ?
L’opposant pointe également du doigt la logique de manipulation sémantique autour de la question de la rétroactivité. Selon lui, le nouveau texte ne change rien à l’intention première :
« Leur interprétation s’inscrit dans la logique de la modification du champ d’application de la loi d’amnistie », martèle-t-il.
Il considère que ce débat de forme masque une volonté politique inavouée de protéger certains acteurs tout en laissant d’autres exposés.
🔁 Une suite annoncée
Thierno Alassane Sall promet une réponse détaillée dans les jours à venir, affirmant que ce nouvel épisode du « feuilleton de la tromperie » mérite une analyse approfondie. Il s’inscrit ainsi dans une posture de contre-pouvoir vigilant, appelant à une lecture rigoureuse des textes et à une défense des valeurs républicaines.
💬 Analyse Dakarzoom :
Cette sortie marque un nouveau chapitre dans le débat autour de la loi d’amnistie, qui continue de diviser la classe politique sénégalaise. Entre exigences de justice, stratégie politique et volonté populaire, le dossier reste hautement sensible et porteur d’enjeux majeurs pour la stabilité institutionnelle.

