Le climat politique sénégalais s’est envenimé suite à l’attribution controversée des postes de vice-présidents à l’Assemblée nationale. Le Parti Pastef a obtenu l’intégralité des huit vice-présidences, suscitant une vive contestation de la coalition Takku Wallu Sénégal.
Un bras de fer autour du poste de huitième vice-président
La coalition Takku Wallu Sénégal avait proposé Farba Ngom pour le poste de huitième vice-président, mais cette candidature a été rejetée. El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, a invoqué la nécessité de respecter la parité, demandant qu’une femme soit proposée. Cette exigence a conduit à une impasse, provoquant la sortie de la coalition de l’hémicycle. En leur absence, Pastef a pris l’ensemble des postes de vice-présidence.
Réaction de Me Aïssata Tall Sall : un recours en justice
Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal, n’a pas tardé à réagir :
« Ce qui se passe dépasse l’entendement. Le poste de huitième vice-président nous revenait de droit. Notre proposition de Farba Ngom a été rejetée et, à notre grande surprise, le poste a été attribué à une femme de Pastef. »
Tall Sall a annoncé son intention de saisir la Cour suprême pour dénoncer ce qu’elle considère comme une violation flagrante des principes de parité :
« Si le Président est un homme, la vice-présidente doit être une femme. Ce principe est bafoué. Nous irons jusqu’au bout pour que justice soit faite. »
Un précédent préoccupant pour la parité au Sénégal
Cette affaire soulève des questions sur le respect des règles de parité et des processus démocratiques au sein de l’Assemblée nationale. Pour certains observateurs, la monopolisation des postes par un seul parti pourrait nuire à l’équilibre et au fonctionnement des institutions. La contestation de Takku Wallu Sénégal marque le début d’un combat juridique qui pourrait redéfinir les règles de gouvernance parlementaire.
L’affaire, désormais portée devant la Cour suprême, sera déterminante pour l’avenir du respect de la parité et des équilibres politiques au Sénégal.

