Les élections ne font pas seulement le bonheur des infographes ; elles permettent également aux propriétaires de sonorisation et DJ de booster leurs revenus. Avec les nombreux meetings et caravanes organisés dans le cadre des législatives, leurs services deviennent indispensables. « Avec autant de candidats, il y a moyen de gagner de l’argent », témoigne un DJ de Guédiawaye, qui a équipé plusieurs campagnes.
« En trois semaines de campagne, on peut assurer nos arrières pour un moment », ajoute-t-il, précisant que, d’ordinaire, il loue son matériel pour des cérémonies privées, comme les mariages et baptêmes. La forte demande des meetings politiques est donc une aubaine. « Les manifestations politiques sont du pain béni pour nous », ajoute-t-il avec un sourire.
Pourtant, ces collaborations avec les candidats ne vont pas sans difficultés. Beaucoup imposent des conditions strictes, comme l’exclusivité des services ou des délais de livraison express, qui compliquent l’organisation. « Je collabore avec tout le monde, mais certains exigent une relation plus exclusive, ce qui peut limiter mes options », partage Ahmadou Bamba. Mohamed souligne également des contraintes similaires, expliquant que certains politiciens demandent des rendez-vous sur place pour superviser les échanges. Malgré ces inconvénients, les campagnes restent lucratives pour les professionnels de l’événementiel et de la communication visuelle, qui saisissent chaque élection comme une opportunité de croissance économique.
4o

