Macky Sall, ancien président du Sénégal, a publié une lettre ouverte aux Sénégalais et à la diaspora, dans laquelle il met en avant les réalisations de son administration et critique la direction actuelle sous Bassirou Diomaye Faye. En campagne pour les législatives anticipées, Sall a rappelé ses 12 années à la tête de l’État, qu’il décrit comme un bilan solide en matière de croissance économique et d’infrastructure.
« J’ai laissé un pays avec des infrastructures essentielles : routes, aéroports, hôpitaux, et même un projet de dessalement d’eau, » souligne Sall, ajoutant que son gouvernement avait initié des programmes de justice sociale, comme la DER/FJ et les Bourses de sécurité familiale. Selon lui, ces acquis sont désormais en danger : « Huit mois après, nous constatons une baisse des investissements, un ralentissement économique, et une aggravation du chômage. »
Sall critique également des incidents récents, tels que les retards dans les paiements des bourses étudiantes et les scandales présumés à l’ONAS et l’ASER, qu’il attribue à une gestion désorganisée. La dissolution de l’Assemblée nationale dans des circonstances controversées lui paraît symptomatique d’un dysfonctionnement institutionnel plus large, qu’il déplore.
Macky Sall conclut en affirmant qu’il ne peut rester passif face à cette situation. « J’aurais pu ne pas agir, » écrit-il, « mais ce serait fuir mes responsabilités. » Sa décision de diriger la coalition Takku-Wallu Sénégal vise, selon lui, à prévenir une dérive autoritaire et à restaurer un climat de confiance et de développement.

