Le Conseil constitutionnel a tranché : la loi interprétative de l’amnistie, récemment adoptée par l’Assemblée nationale, a été invalidée. Une décision qui relance le débat autour de cette loi controversée, censée clarifier les bénéficiaires de l’amnistie votée en février dernier.
Dans la foulĂ©e, Madiambal Diagne, journaliste et analyste politique, a vivement rĂ©agi sur les rĂ©seaux sociaux. Pour lui, cette tentative de rectification n’était qu’une « manĹ“uvre cousue de fil blanc » orchestrĂ©e par PASTEF. « On l’avait dit. La manĹ“uvre Ă©tait cousue de fil blanc. PASTEF a voulu donner l’impression de retoquer la loi d’amnistie qui l’arrange », a-t-il affirmĂ©.
Selon Diagne, cette démarche aurait pour seul but de sauver la face, en laissant croire que le parti se conforme à la légalité, tout en conservant les avantages de la loi initiale. « Maintenant ils voudront dire se plier à la décision du Conseil constitutionnel », ironise-t-il, soulignant que le problème de fond reste entier.
Pour le journaliste, la seule solution qui vaille est l’abrogation pure et simple de la loi d’amnistie, afin de tourner définitivement la page des violences politiques et de restaurer la crédibilité institutionnelle.
La réaction de Madiambal Diagne vient conforter ceux qui, dans la société civile comme dans l’opposition, dénoncent un texte taillé sur mesure pour blanchir des responsabilités politiques.
