L’affaire Madiambal Diagne, patron d’Avenir Communication, connaît un nouveau rebondissement. Convoqué mercredi par la Division des investigations criminelles (DIC) à la suite d’un rapport accablant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), il ne s’est pas présenté aux enquêteurs et avait été déclaré activement recherché.
Une convocation ignorée et une fuite présumée
Selon Libération, après son blocage à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), Madiambal devait se présenter à la DIC. Attendu à midi, il ne s’est jamais présenté et aurait volontairement rendu son numéro injoignable. Une descente de police à son domicile est restée infructueuse, déclenchant une véritable chasse à l’homme.
L’annonce surprise depuis Paris
Alors que les spéculations allaient bon train sur sa disparition, Madiambal Diagne a finalement pris tout le monde de court en annonçant, sur son compte X (ex-Twitter), qu’il se trouve en France.
« Je suis arrivé en France depuis le 24 septembre. J’ai quitté Dakar le soir même où la police avait tenté de s’opposer à mon départ. J’ai voulu prendre un peu de temps pour préparer ma défense. Je rentrerai dans les prochains jours afin d’assumer mes responsabilités », a-t-il déclaré.
Une annonce qui confirme son départ malgré l’interdiction, et qui relance le débat sur l’efficacité du dispositif sécuritaire à l’aéroport.
Son épouse interpellée
Pendant que Madiambal s’explique depuis Paris, son épouse a été arrêtée. Selon L’Observateur, elle est soupçonnée d’être la gérante d’une des sociétés citées dans le rapport de la CENTIF. Les enquêteurs ont procédé à une perquisition au domicile du couple et poussent les investigations sur les ramifications financières de cette affaire.
Une affaire qui prend de l’ampleur
Avec un patron de presse introuvable puis réapparu à l’étranger, une épouse mise en cause et un rapport explosif de la CENTIF, le feuilleton judiciaire ne fait que commencer. L’opinion publique reste suspendue à son éventuel retour à Dakar, annoncé par lui-même, et aux suites judiciaires que ne manquera pas de provoquer cette affaire.

