Invité sur le plateau de Survol de l’Actualité, le journaliste Babacar Touré a relancé l’affaire tragique de la mort d’Aziz Dabala, survenue l’année dernière à la veille du Magal. Profitant de l’actualité autour de Farba Ngom et Tahirou Sarr, le patron de Kewoulo a vivement dénoncé l’injustice subie par Nabou Lèye, amie proche de la victime, qui avait été emprisonnée avant d’être finalement blanchie.
« Aucun élément de l’enquête ne justifiait son arrestation », a déclaré Babacar Touré, pointant une « simple erreur d’interprétation de géolocalisation » comme fondement de l’accusation. « Elle n’était même pas sur les lieux du crime. »
Selon lui, l’affaire est aujourd’hui claire : le présumé tueur a avoué, et a même donné les motifs de son acte. Dès lors, la détention de Nabou Lèye, danseuse de profession, apparaît comme une injustice majeure ayant lourdement entaché sa réputation et bouleversé sa vie.
« Sa vie et son image ont été détruites. Elle ne sera jamais emprisonnée pour cette affaire », a-t-il insisté, appelant la police, la justice et l’opinion publique à lui présenter des excuses.
Babacar Touré affirme ne défendre aucun intérêt personnel :
« Les gens diront que j’ai été payé pour laver son honneur. Je ne défends personne. Elle a été accusée à tort. Elle est blanche comme neige. »
Il exhorte enfin les autorités compétentes à envisager un dédommagement pour les préjudices subis, tout en précisant que Nabou Lèye et sa famille ne sont demandeurs de rien.

