Par un arrêté signé le 22 avril 2025, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune SALL, a pris une mesure ferme contre les médias diffusant des contenus jugés non conformes au Code de la presse.
Ce communiqué, désormais en vigueur, ordonne la cessation immédiate de toute diffusion, parution ou partage de contenus médiatiques ne respectant pas les lois en vigueur. L’objectif affiché : assainir l’espace médiatique sénégalais.
Voici les grandes lignes de l’arrêté :
- Article 1 : Toute diffusion ou partage de contenus par des médias non conformes est formellement interdite.
- Article 2 : Les entreprises de presse en ligne ne respectant pas l’article 178 du Code de la presse sont sommées de cesser leur activité, sous peine de sanctions prévues à l’article 193.
- Article 3 : Les entreprises de presse écrite qui violent les articles 66 à 72 doivent également arrêter leurs publications, sous menace de sanctions définies aux articles 194, 195, 200, 203 et 204.
- Article 4 : Les organes audiovisuels non autorisés doivent immédiatement mettre fin à leur diffusion.
- Article 5 : Toute personne diffusant des fausses nouvelles ou des contenus médiatiques non conformes s’expose à des poursuites selon le Code pénal.
- Article 6 : L’arrêté sera publié et enregistré où besoin sera.
Le communiqué a été diffusé avec une large ampliation incluant la Présidence, la Primature, les ministères concernés, ainsi que les archives officielles. Une volonté manifeste du gouvernement d’assurer une traçabilité et une application rigoureuse de la décision.
Ce nouveau virage réglementaire fait déjà réagir les acteurs de la presse et les défenseurs des libertés numériques, qui s’inquiètent d’un possible durcissement du ton contre la liberté d’expression. Reste à savoir comment les médias concernés vont s’adapter à cette nouvelle donne.

