Lors du débat à l’Assemblée nationale sur la proposition de loi interprétative relative à la loi d’amnistie du 6 mars, le député Thierno Alassane Sall, président de la République des Valeurs, a livré un discours aussi virulent que solennel, dénonçant ce qu’il considère comme une “manipulation” visant à neutraliser la justice et à banaliser les crimes politiques.
Dans un ton ferme et sans détours, TAS a fustigé l’attitude d’une partie des députés qu’il accuse de vouloir “effacer l’Histoire” en couvrant, à travers cette interprétation législative, des actes qu’il qualifie de crimes d’État.
« La démocratie ne peut pas se construire sur le sang des innocents et l’impunité organisée depuis cet hémicycle », a-t-il martelé, pointant du doigt les violences ayant émaillé la période 2021-2024.
Le député a également interpellé ses collègues sur leur responsabilité morale et politique face aux familles des victimes, rappelant que des jeunes ont été tués, des manifestants arrêtés arbitrairement, et des citoyens torturés.
Thierno Alassane Sall a, en outre, réaffirmé sa position : l’abrogation totale et immédiate de la loi d’amnistie, qu’il qualifie de “loi de l’impunité”. Il a appelé les Sénégalais à rester mobilisés, promettant de porter ce combat au-delà des murs de l’Assemblée.
Ce discours, déjà largement relayé sur les réseaux sociaux, marque une nouvelle étape dans la posture d’opposition radicale de TAS, devenu l’un des visages les plus critiques de l’après-rupture.

