Une terrifiante tentative de kidnapping a ébranlé Gadaye, près de Guédiawaye, ce week-end. Un jeune garçon de 11 ans a frôlé l’enlèvement dans des circonstances invraisemblables, grâce à la vigilance de son oncle boutiquier et à l’intervention rapide de passants.
Un enlèvement déjoué in extremis
L’incident s’est déroulé en pleine journée, sous le regard attentif des caméras de surveillance de la boutique, qui ont capturé chaque moment de cette scène choquante. D’après les images diffusées par Senenews, un homme est sorti d’un vélocipède noir et s’est approché de l’enfant avec une demeure étrange. Il a tenté de poursuivre l’enfant sur plusieurs mètres, cherchant à l’attirer vers lui. Pris de panique, le garçon s’est précipité dans la boutique de son oncle pour se protéger. Le présumé kidnappeur, hardi, a alors réclamé au boutiquier de lui remettre l’enfant. Réalisant la gravité de la situation, ce dernier a immédiatement intervenu en demandant des explications à l’inconnu. C’est alors que la situation a empiré : au lieu de répondre, le présumé ravisseur a asséné un violent coup de poing au commerçant, provoquant une bagarre.
Un suspect qui joue la folie
Alertés par cette scène absurde, de nombreux riverains se sont précipités pour porter secours au boutiquier. Une mêlée a éclaté alors que l’agresseur tentait avec désespoir de fuir. Voyant la foule se rassembler, le véhicule noir aux vitres teintées, où des complices l’attendaient, s’est rapidement éclipsé, laissant l’agresseur seul et désemparé dans l’impasse. Quelques minutes plus tard, la police fut alertée et les forces de l’ordre du Commissariat de Wakhinane Nimzath sont intervenues pour capturer le suspect.
Depuis son arrestation, le présumé kidnappeur B. Ngom tente de dissimuler sa véritable intention en affichant un comportement erratique. Il parle de façon incohérente, débitant des phrases sans logique, comme s’il cherchait à simuler un trouble mental pour échapper aux poursuites. Selon L’Observateur, B. Ngom est un ancien caporal de l’armée, et les enquêteurs ont découvert sur lui une carte professionnelle militaire. Au cours de leur investigation, ils ont contacté un officier supérieur de l’armée, qui a confirmé que Ngom avait atteint le grade de caporal-chef avant d’être exclu de l’armée six ans auparavant pour insubordination, suite à une violente altercation publique avec un supérieur, une faute grave qui avait entraîné sa radiation définitive.

