Le match opposant le Jaraaf de Dakar à l’USM Alger, comptant pour la 2ᵉ journée de la Coupe de la Confédération africaine de football (CAF), s’est terminé sur un score nul (0-0), mais a donné lieu à des scènes de violences inquiétantes. Après le coup de sifflet final, des affrontements ont éclaté au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio, mêlant supporters, forces de l’ordre et joueurs de l’USM Alger venus soutenir leurs fans.
Ces heurts ont provoqué plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels, notamment des sièges endommagés et des équipements électroniques cassés.
Réaction de la CAF et ouverture d’enquête
Face à ces événements, la Confédération africaine de football (CAF) a rapidement réagi, annonçant que « l’affaire a été transmise aux instances compétentes pour un examen approfondi et des investigations complémentaires ». Cette déclaration souligne la gravité des faits et l’intention de la CAF de prendre des mesures appropriées après une enquête détaillée.
Dégâts matériels évalués à 5 millions de FCFA
Le Directeur général de la Société de gestion des infrastructures publiques, des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (Sogip), Dame Mbodji, a vivement dénoncé le comportement des supporters de l’USM Alger. Selon lui, ces derniers n’ont pas respecté les consignes de sécurité, notamment l’interdiction d’utiliser des fumigènes ou de se tenir debout sur les sièges.
Les dégâts causés par ces actes, comprenant notamment des écrans de télévision cassés et des sièges endommagés, ont été évalués à 5 millions de francs CFA. Une somme que Dame Mbodji réclame à la Fédération sénégalaise de football (FSF).
« Nous avons fait constater les dégâts avec un huissier avant de rédiger notre rapport. Les supporters de l’USM Alger ont allumé des fumigènes, fumé des cigarettes et détruit des équipements du stade. Ce comportement est inacceptable », a-t-il déclaré, ajoutant que la facture serait envoyée à la FSF, responsable de la location du stade pour cet événement.
La FSF mise en cause
Dame Mbodji a également pointé du doigt la FSF pour son non-respect des engagements liés à la souscription d’une police d’assurance couvrant de tels incidents. « Nous exigeons désormais une assurance obligatoire avant toute location du stade Abdoulaye Wade. Cela s’appliquera systématiquement, comme pour nos autres infrastructures telles que le Dakar Arena ou le Centre des Expositions », a-t-il souligné.
Des instructions ont été données au directeur d’exploitation du stade pour formaliser cette exigence, garantissant ainsi une protection financière contre de futurs incidents similaires.
Une image ternie
Ces violences ont laissé un goût amer et terni l’image de ce match de la Coupe CAF. Les autorités sénégalaises et les instances sportives devront collaborer pour prévenir de tels débordements à l’avenir. En attendant les conclusions des investigations, la responsabilité des supporters, des organisateurs et des fédérations en jeu reste au cœur des débats.
Le sport, censé être un vecteur d’unité et de respect, a une fois de plus été entaché par des comportements regrettables.

