Le lundi 7 octobre 2024, le Ministre de l’Intérieur, Général Jean-Baptiste Tine, a réuni à Dakar les acteurs politiques et la société civile pour discuter des préparatifs des élections législatives anticipées du 17 novembre. Cette rencontre avait pour objectif de finaliser les derniers ajustements techniques en vue de garantir le bon déroulement du scrutin. L’un des points clés de la discussion portait sur la forme du bulletin de vote. Malgré les propositions d’adopter un nouveau format pour simplifier le processus, le manque de consensus entre les parties prenantes a conduit à une décision de maintenir le bulletin de vote traditionnel.
Le Ministre a justifié cette décision en expliquant qu’elle vise à préserver la lisibilité et la stabilité du processus électoral. « Nous avons opté pour la continuité avec le bulletin de vote classique », a-t-il déclaré. Il a souligné que dans un contexte politique sensible, tout changement brusque pourrait engendrer des incompréhensions ou des tensions. Cette décision garantit ainsi une certaine continuité dans les pratiques électorales sénégalaises.
Sur les 46 listes de candidats déposées, 41 ont été validées par la Direction Générale des Élections (DGE), entraînant la production de près de 360 millions de bulletins de vote. Ce chiffre impressionnant a suscité des débats sur l’efficacité du système électoral actuel, avec des interrogations sur la gestion des ressources et la logistique entourant la production et la distribution de ces bulletins. Néanmoins, le Ministre Tine a tenu à rassurer l’opinion publique sur la transparence et l’efficacité du dispositif mis en place pour ces élections cruciales.

