La triste note de Cheikh Yérim Seck à Diomaye et Sonko

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La triste note de Cheikh Yérim Seck à Diomaye et Sonko

Le Sénégal est à la croisée des chemins. Le pays traverse l’un des moments les plus sombres de son histoire. Depuis l’avènement de ce nouveau régime, le pays semble marcher à l’envers. Entre vie chère, accidents, insécurités, instabilité politique, émigration irrégulière, un pays morcelé et une économie en lambeaux, l’inquiétude des populations est à son paroxysme. Devant ce mal qui guette le Sénégal des hommes avertis tirent la sonnette d’alarme afin de réorienter les autorités qui risquent de semer le chaos dans le pays. C’est le cas de Cheikh Yérim Seck qui, invité de l’émission Sen Show sur la SEN TV mardi soir, critique la gestion des affaires publiques par le régime de Diomaye non sans donner des conseils pour sortir de cet imbroglio.

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Comme à l’accoutumée, Cheikh Yérim Seck s’est montré éloquent en analysant la situation actuelle du pays que dirige désormais le tandem Diomaye -Sonko. Le journaliste qui se dit surpris de l’impréparation de Pastef à diriger le pays, suite au constat amer fait sur leur manquement, s’est montré généreux en donnant des pistes de sortie de crise.

Nul n’ignore actuellement que depuis presque bientôt six (06) mois, beaucoup de jeunes ont péri en haute mer en voulant rejoindre l’occident. Un fait qui selon le journaliste découle d’une perte d’espoir de la part des jeunes qui avaient cru que le nouveau régime avait une baguette magique pour changer positivement du tic au tac le Sénégal. Mais hélas, Sonko et Cie n’avaient rien préparé pis, ils n’ont pas de matière grise c’est-à-dire, ils n’ont pas de ressources humaines pour mener à bon port le bateau qui est le Sénégal. « C’est une grande déception pour moi car je croyais qu’ils avaient un projet personnel prêt à relever les défis mais la manière de gouverner montre à suffisance qu’il n’en est rien. », dit-il avant de dévoiler qu’il attendait d’eux de faire du Nationalisme. « Je vous dis ce qu’a fait le jeune directeur de l’ASER est d’une gravité extrême. Si on se rappelle bien Ousmane Sonko avait demandé à ce que la France lève son coude sur le Sénégal. Lui, en tant que jeune directeur, se permet de donner à un espagnol un marché appartenant aux Sénégalais. C’est grave. J’attendais le régime à opter pour la préférence nationale. », a-t-il laissé entendre. 

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Interpellé sur le Pool Financier et Judiciaire, Cheikh Yérim Seck qui approuve cette idée de l’ancien régime, dévoile son inquiétude sur l’agenda de ce pôle avec les élections législatives qui se pointent à l’horizon. « J’ai une préoccupation par rapport à ce pôle. Je me demande quand est-ce que ce pôle va démarrer ses activités puisque ceux qui sont visés sont dans le landerneau politique et qu’on va vers des joutes électorales ? », s’interroge le journaliste non moins analyste politique qui interpelle aussi les nouvelles autorités sur les nouveaux scandales du régime notamment l’ONAS, l’ASER…

Le journaliste a en outre regretté les interdictions de sortie du territoire sans notifications des dignitaires du régime de Macky Sall.

Le rapport du Fonds Monétaire International (FMI) a été aussi passé en revu par le journaliste. Selon lui, Pastef est toujours dans son jeu favori : la manipulation. 

« Ils savent manipuler mais l’économie est quelque chose de concret. Vous savez, le FMI a fait un rapport en juin. Aucun rapport du FMI durant les 12 ans de Macky Sall n’est critique. Tout a été au top durant son règne même la covid19 a un peu impacté les chiffres. C’est un gros mensonge qu’on a dit qu’on a trouvé un Etat en ruine. Un pays en ruine ne peut emprunter. Sur le plan économique, si la donne ne change pas, on va vers le chaos. Il faut savoir que gérer un pays comme le Sénégal c’est gérer des déficits. Les subventions, la masse salariale, les intérêts de la dette sont des éléments qui pèsent lourd sur l’économie du pays. », constate Cheikh Yérim Seck qui projette une hausse des prix de l’électricité si les recommandations du FMI sont exécutées à la lettre. 

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Cheikh Yérim Seck a par ailleurs donné des pistes de sortie de crise. Selon lui, la solution c’est de créer des réformes structurelles. « J’attends de Pastef de faire des ruptures dans plusieurs domaines comme il l’évoquait du temps de l’opposition. Assurer l’autosuffisance alimentaire. Essayer d’industrialiser le pays. Accompagner les jeunes dans leurs projets surtout ceux qui sont dans le numérique… Il faut qu’on développe dans ce pays une société de l’intelligence. », conseille le journaliste aux nouvelles autorités.

Revenant sur la dissolution de l’Assemblée qui a fait couler beaucoup d’encre et de salives, Cheikh Yérim Seck de reconnaître la légitimité au Président d’en user. Toutefois, il déplore la manière de le faire. « Les motifs évoqués ne sont pas valables. D’abord, avant le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB), le Premier ministre devrait faire sa Déclaration de Politique Générale (DPG). Ensuite, la constitution ne donne pas au Président de la République la prérogative de fixer une date. La constitution a simplement dit que le Premier ministre doit informer le parlement huit (08) jours avant sa DPG. Enfin, ce qui aussi grave c’est le fait pour le Président de la République de dire que ce qu’il a fait n’est point une duperie. Je dis bien c’est faux. », a-t-il dit. Il a insisté aussi sur le rôle que doit jouer le Président de la République pour la bonne marche du pays, des institutions. « Le président est le socle de la république. Je demande au Président Diomaye s’il est incapable d’assurer la fonction présidentielle qu’il démissionne. Je vois ici que c’est son Premier ministre qui lui dicte ce qu’il doit faire et montre aux yeux de tous que c’est lui qui commande ses actions. Qu’il démissionne et bat campagne pour Sonko. », argue le journaliste.

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Sur les relations entre le Sénégal et la France, Cheikh Yérim Seck de dénoncer les attaques répétitives du Premier ministre Ousmane Sonko contre ce pays d’Europe qui maîtrise bien notre cher pays. 

« Je savais bien que les gens de Pastef étaient des manipulateurs mais je ne savais pas qu’ils incompétents. », a lâché Cheikh Yérim Seck qui croit que Bassirou Diomaye Faye a fait un faux départ puisqu’il devait en premier visiter le Rwanda qui en 1994 était une cimentière. 

Législatives du 17 novembre

Pour le journaliste, donner une majorité parlementaire à ce régime est une grande erreur. « Vue la manière de gouverner le pays, donner une majorité à ces gens-là, c’est une grande erreur. Je crois qu’on doit rééquilibrer les pouvoirs comme le stipulait Ousmane Sonko. Il avait dit dans une vidéo qu’on ne doit pas donner au pouvoir la majorité à l’Assemblée. », défend-il. 

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