La situation est critique au Lycée ex- CEM de Barkédji où les élèves peinent à trouver l’eau depuis la fin de l’année scolaire passée. Après moult alertes sans la moindre réaction des autorités, les élèves ont battu le macadam ce mercredi 15 novembre 2023 pour réclamer le retour à la normale de ce liquide précieux. Ainsi, ils ont décrété 72 heures de grève pour que leurs doléances soient transmises au plus sommet de l’Etat.
A quand la fin de ce manque criard d’eau au Lycée de Barkédji (département de Linguère)? C’est la question qui taraude l’esprit collectif des élèves, parents et autorités administratives du lycée de Barkédji. Voilà depuis l’année scolaire passée et sous le chaud soleil, ces bouts de bois de Dieu s’épuisent à trouver une seule goutte d’eau au sein de leur école. Une situation qui a poussé les élèves à occuper les rues pour protester contre ce mal qui les guette depuis un bon bout de temps. Sur ce, ils ont décrété 72 heures de grève à compter de ce mercredi 15 novembre 2023.
Pour rappel, le Groupe Scientifique de Barkédji (GSB) qui abat depuis sa création un excellent travail pour aider les frères et sœurs, avait entrepris des démarches pour faire revenir l’eau. Ainsi, il avait rencontré le maire qui malgré sa volonté de venir en aide aux élèves, a rencontré des difficultés pour y parvenir.
Contacté par Dakarzoom, Dr Amadou Sow, un ancien de l’école Bamol Sow (Première école primaire du village) non moins membre du GSB d’expliquer : « Il y avait un ancien raccordement et l’eau coulait à flot. Peut-être avec l’accroissement de la population, les besoins en eau s’intensifient et la pression diminue de jour en jour. Ce manque d’eau peu être du probablement à des raccordements des habitants intermédiaires entre le lycée et le forage. Il y aurait aussi un raccordement pour alimenter un jardin. Actuellement, il n ‘ y a même pas une seule goutte d’eau qui tombe des robinets. », a t-il fait savoir avant de livrer la solution envisagée pour résoudre au plus ce problème qui hante le sommeil de tous les habitants de Barkédji.
Pour lui, « Puisque le lycée est très proche du village de Dayba et que la surface qui longe ces deux points est plane, l’idéal serait de faire un raccordement au niveau du forage de cette localité.
Aux dernières nouvelles, la question a été soulevée au conseil département de Linguère la veille ( mardi 14 novembre) de la grève des élèves.
A ce problème de manque criard d’eau s’ajoutent l’insécurité grandissante dans cette localité, un manque de salles de classe qui affecte le programme scolaire….
Sur ce, la population de Barkédji et le GSB sollicitent incessamment un lycée moderne pour remédier à ce manque de salles de classe du fait de la transformation du CEM en lycée sans des mesures d’accompagnement.
Bref, des problèmes auxquels devront répondre les autorités étatiques au plus vite afin d’éviter l’irréparable.



